L’art de poser les bonnes questions : Au travail, on passe beaucoup de temps à expliquer, justifier, convaincre… et beaucoup moins à poser de vraies questions, pourtant ce sont elles qui ouvrent le dialogue, font réfléchir l’autre et désamorcent bien des tensions, apprendre à poser les bonnes questions, c’est moins parler pour convaincre et davantage interroger pour comprendre, clarifier et co-construire.
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Limiter la question “pourquoi” : La question “pourquoi ?” semble logique, mais elle est souvent vécue comme un reproche déguisé qui pousse l’autre à se justifier plutôt qu’à réfléchir, au lieu de “pourquoi tu as fait ça ?”, il est plus aidant de demander “comment as-tu procédé ?” ou “qu’est-ce qui t’a amené à choisir cette option ?”, on reste alors sur les faits et le raisonnement, sans mettre la personne en position d’accusé.

Poser des questions qui font vraiment réfléchir : Les bonnes questions amènent l’autre à examiner ses propres pensées au lieu de vous répondre sur la défensive, face à une remarque agressive ou très tranchée, plutôt que de vous justifier, vous pouvez demander “quelles hypothèses tu fais pour en arriver à cette conclusion ?” ou “sur quoi tu t’appuies pour dire cela ?”, ces formulations obligent à préciser les arguments, à sortir du “c’est comme ça” et à ouvrir un espace de réflexion plus posé.

Mettre l’autre en position d’observateur : Quand la tension monte, inviter la personne à se regarder “de l’extérieur” aide à prendre du recul, vous pouvez demander “si tu regardes la scène comme un observateur neutre, qu’est-ce que tu vois ?” ou “vue de l’extérieur, quelle impression donne ton comportement ? est-ce l’effet que tu veux produire ?”, ce changement de point de vue fait passer du ressenti brut à une analyse plus calme de la situation.

Faire imaginer d’autres options : Une bonne question ne se contente pas d’analyser le problème, elle aide aussi à imaginer des solutions alternatives, par exemple “imagine que tu es à la place de ton collègue, qu’est-ce que tu ferais ?” ou “si ton meilleur ami vivait cette situation, quel conseil tu lui donnerais ?”, en se projetant autrement, la personne s’extrait du blocage du moment et voit plus facilement d’autres façons d’agir.
Des questions comme levier de coopération : Poser les bonnes questions au travail, ce n’est ni manipuler ni piéger l’autre, c’est l’aider à clarifier ce qu’il pense, à prendre du recul et à trouver ses propres solutions, en limitant les “pourquoi”, en posant des questions qui font réfléchir, en utilisant la position d’observateur et l’imagination, vous transformez vos échanges quotidiens en véritables moments de coopération et vous gagnez en qualité de relation comme en efficacité collective.




