Comment être vraiment écouté quand on parle : Nous connaissons tous un collègue qui n’a pas besoin de hausser le ton pour capter l’attention, dès qu’il ou elle commence à parler, la salle se calme, les regards se tournent et le message passe, ce n’est pas de la magie ni un “don” réservé à quelques élus, c’est une manière de parler, de se tenir et de structurer ses idées qui donne naturellement envie d’écouter, la bonne nouvelle c’est que ces réflexes se travaillent et peuvent s’apprendre à tout âge, quel que soit votre poste.
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Parler plus lentement que d’habitude : Quand on est stressé, on accélère sans s’en rendre compte, on “mitraille” les mots et les autres décrochent, parler plus lentement permet d’être plus clair, de montrer que l’on est sûr de soi et de donner du poids à chaque phrase, faites l’essai en réunion : ralentissez votre débit, marquez de petites pauses, respirez, vous aurez d’un coup l’air plus posé et votre message paraîtra plus important.

Parler moins, mais mieux : Ceux que l’on écoute vraiment ne sont pas des moulins à paroles, au contraire, ils choisissent leurs mots, vont à l’essentiel et laissent des blancs, c’est justement parce qu’ils ne parlent pas tout le temps que, lorsqu’ils ouvrent la bouche, on se tait pour entendre ce qu’ils ont à dire, au travail, cela signifie éviter les digressions, les détails inutiles et les répétitions, pour ne garder que ce qui sert vraiment le message.

Structurer ce que l’on veut dire : Rien de plus fatigant qu’un discours qui part dans tous les sens, si vous annoncez clairement votre “plan” dès le départ, les autres savent où vous allez et restent plus concentrés, une phrase simple comme « j’ai trois points à partager : d’abord…, ensuite…, enfin… » change complètement la donne, vous devenez plus lisible, plus crédible et vos idées s’ancrent mieux dans la mémoire de votre auditoire.

Attendre le silence avant de commencer : Commencer à parler dans le brouhaha est le meilleur moyen de vous faire ignorer et de perdre confiance en vous, avant de prendre la parole en réunion, levez la tête, regardez le groupe et attendez que le silence s’installe, vous pouvez simplement dire « je commence quand tout le monde est dispo », ce petit rituel envoie un message clair : ce que vous allez dire mérite qu’on arrête de chuchoter ou de taper sur son clavier.

Accrocher les regards : On écoute plus volontiers quelqu’un qui nous regarde vraiment, dans un échange en face à face, prenez le temps de regarder votre interlocuteur dans les yeux sans le fixer de façon intimidante, en groupe, balayez la salle du regard et “accrochez” une personne après l’autre quelques secondes, ce contact visuel crée un lien, donne de la présence à votre parole et évite l’effet “discours récité vers le plafond ou l’écran”.

Vérifier que le message est bien passé : Être écouté, ce n’est pas seulement parler, c’est aussi s’assurer que l’autre a compris, au lieu de supposer que “c’est bon”, prenez l’habitude de poser une question de clarification du type « est-ce que c’est clair pour vous ? », « qu’est-ce que vous retenez de ce que je viens de dire ? » ou de regarder les signes non verbaux (hochements de tête, regards perdus, sourires gênés), ces petits ajustements permettent de reformuler à temps et d’éviter les malentendus.
Développer une parole qui compte : Être écouté au travail ne repose ni sur le volume sonore ni sur les jeux de pouvoir, mais sur quelques habitudes simples : parler plus lentement, moins mais mieux, structurer ses idées, respecter le silence, chercher le regard des autres et vérifier la compréhension, en travaillant ces six réflexes, vous renforcez votre impact en réunion, vous gagnez en crédibilité auprès de vos collègues et de votre hiérarchie, et surtout vous cessez de donner l’impression de “parler dans le vide” chaque fois que vous prenez la parole.




